Le Laboratoire #002
Un couvercle, une PDG d’IBM et la question que je me pose huit fois.
Bienvenue au Laboratoire!
Voici 1 idée, 1 citation et 1 question pour ces deux prochaines semaines.
Bonne lecture.
1 Idée qui mijote dans ma tête
Si on règle les mêmes problèmes qu’il y a un an on n’a pas grandi comme leader.
J’ai écrit il y a quelques mois qu’il n’existe aucun scénario sans problèmes.
Aucun.
La seule liberté qui nous reste c’est de choisir intentionnellement lesquels valent la peine d’être vécus.
Si on règle les mêmes problèmes qu’il y a un an on n’a pas grandi. Pas comme gestionnaire. Pas comme leader.
À chaque fois que j’ai un incident ou un problème à résoudre je me pose la question “pourquoi c’est arrivé?” au moins cinq fois consécutives pour trouver la vraie cause. Souvent plus. Si je pousse la question assez loin je tombe toujours au même endroit.
C’est toujours de ma faute.
Voici un exemple réel.
Une erreur de préparation en pharmacie. L’ATP a confondu deux pots de médicaments pendant le comptage.
Pourquoi? Elle était junior et manquait d’expérience.
Pourquoi? Elle n’avait jamais été formée par une ATP senior.
Pourquoi? On l’a quand même mis à l’horaire sur la chaîne de production.
Pourquoi? On manquait de personnel senior disponible.
Pourquoi? Notre dernière ATP expérimentée avait démissionné récemment.
Pourquoi? Toutes ses connaissances étaient dans sa tête. Rien n’avait été écrit nulle part.
Pourquoi? Je n’avais jamais documenté les procédures moi-même.
Pourquoi? Parce que je déteste écrire des procédures. Je préférais juste expliquer verbalement à mes employés quoi faire.
On arrive toujours au même endroit. Le problème commence avec moi.
John C.Maxwell appelle ça la loi du couvercle (The Law Of The Lid). Les limites de votre organisation sont les limites de votre leadership.
Vous êtes le couvercle. Toujours.
Si on est le problème on n’a pas le choix de changer. Changer c’est inconfortable. Personne aime ça. Mais c’est le seul chemin pour élever son niveau de leadership et élever avec lui le niveau de son organisation.
Les limites de l’organisation sont les limites de son leader.
Une bonne preuve qu’on a grandi comme leader c’est que nos problèmes de cette année ne ressemblent plus à ceux de l’année dernière. S’ils sont plus désirables que ceux de l’an dernier ça veut dire qu’on a bien réussi notre année.
Ginni Rometty, ancienne PDG d’IBM, l’a dit mieux que moi.
1 Citation qui me trotte dans la tête
“Growth and comfort do not coexist.”
“La croissance et le confort ne coexistent pas.”
Ginni Rometty, ancienne PDG d’IBM.
Cette phrase s’applique à nous comme leaders. Elle s’applique aussi à nos organisations.
Si on veut offrir plus à nos patients, à nos employés et à notre communauté ça implique changer. Changer implique de la frustration, des échecs, du risque, du stress et de l’angoisse. Il n’y a pas de version de la croissance qui évite tout ça.
Choisir de ne pas changer a aussi ses conséquences. C’est confortable à court terme. À moyen et long terme nos patients et nos employés vont réaliser qu’ils ne peuvent pas grandir avec nous. Ils vont chercher ailleurs un endroit qui les amène plus haut.
1 Question qui me fait réfléchir
Y a-t-il une situation dans votre travail qui vous frustre régulièrement? Peut-être à chaque mois. Peut-être à chaque semaine. Peut-être depuis plus d’un an.
Si oui qu’est-ce que vous avez fait pour que ça change?
Je vous laisse avec ça.
À dans deux semaines,
Alex
Pharmacie Alexandre Ung

